Le gnome (et la gnomide)

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Taille – Un pied de haut. Ils peuvent rétrécir pour se faufiler à travers les plus étroites fissures. On a signalé des Gnomes colosses d’à peu près un mètre de haut dans les Carpates, en Ukraine, aux environs de Tschimau en Bohème.

Aspect – Le Gnome est musclé, noueux, large d’épaules. Grosse tête, front lourdement bosselé. Cheveux et barbe aussi drus que la limaille de fer. Peau très sombre, presque aussi “noire que poix”. Œil à la fois perçant et rêveur. Par suite des croisements avec les Esprits mauvais, les Gnomes auraient changé d’apparence et pris l’expression de leur caractère : six paires d’yeux supplémentaires au curieux, quatre bouches au goulu, huit pattes au plus rapide. “Sa femme, la Gnomide, encore plus petite que lui, admirablement belle, superbement vêtue, marche en silence : on n’entend que le bruit de ses pantoufles dont l’une est en émeraude et l’autre en rubis”.

Vêtements – Porte un capuchon et des habits de cuir très solides, ornés de pierres précieuses.

Habitat – Ils vivent par clans dans des grottes spacieuses et bien entretenues, dans les mines, sur les cimes, en Allemagne, en Bavière, en Pologne, dans les Flandres et en Russie, dans les régions désertes de l’hémisphère boréal. Une race de Gnomes, les Schroettelis, survit encore dans les montagnes suisses. En Angleterre, bien qu’Elizabeth Goudge les cite souvent ( La Vallée qui chante, La Maison enfumée ), il n’en existe pas plus qu’en France. En 1911, une correspondante de W.Y. Evans Wentz ( The Fairy-Faith in Celtic Countries ) en découvre une famille en Irlande.

Nouriture – Les Gnomes élèvent des chèvres dont ils boivent le lait et mangent la chair. Fabriquent des biscuits parfumés au lichen et plantes cavernicoles. Cultivent des champignons et obtiennent par greffes des géantes particulièrement savoureuses.

Mœurs, activités – Autrefois, plusieurs Allyans d’artisans travaillaient les métaux, les pierres précieuses, dégrossissaient, ébauchaient le travail que les Nains maîtres orfèvres finissaient ensuite. Les Gnomes avaient le don de pénétrer l’esprit de toutes les créatures animées et inanimées : faune, flore et créatures de Féerie, aussi bien que le Cosmos. On venait les interroger sur leur “art de voyance”.

Ils aidèrent longtemps les hommes, leur confiant formules et secrets magiques et la façon d’utiliser les ressources du sous-sol.

Extrait de La Grande Encyclopédie des lutins
Source : http://legendes.korrigans.free.fr

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Les gobelins

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Les gobelins sont une race de petits êtres noirauds et taquins. Même si ils sont une race à part entière, les gobelins, semblablement aux Lutins, farfadets, Follets, doivent leur origine mixte à « l’ancestrale union » des Elfes noirs et des Elfes blancs. Profondément marqués par l’influence des chromosomes lumineux ou ténébreux de leurs géniteurs, ces embryons sont métissés de nanisme ou d’elfisme.

Il existe deux souches de Gobelins :

  • Les gobelins malveillants sont les bandits et les voleurs de Féerie.
  • De plus se sont des tentateurs ; ils font souvent miroiter les fruits interdits de Féeries aux malheureux qu’ils mènent à la ruine.

Autrefois, les gobelins tracassaient, effrayaient les humains de mille façons, de persécutions bien puériles, qui ne dépassaient guère le stade de « méchancetés de contes de fées » en comparaison des pouvoirs dévastateurs des gobelins contemporains.

Contrairement à la plupart des ethnies elfiques que les temps modernes ont déchues et refoulées au placard des superstitions, les gobelins n’ont jamais craint d’utiliser l’électricité, ni toutes les nouvelles et multiples inventions des hommes.

Ils ont appris l’art d’utiliser les ressources du sous-sol et des sciences magiques, et les Gremlins, esprits attachés aux machines et génies de la technologie, ont permis aux Gobelins de prétendre concourir dans la course au pouvoir et d’aspirer à conquérir le monde.

Tous les gobelins ne sont pas d’essence diabolique.

Ceux qui hantent les mines sont généralement bien disposés envers les humains. Les gobelins bienveillants sont apparus sur terre pour la première fois en Normandie où tout, eau, verdure, nuées, était réuni pour faciliter leur développement. Des gobelins, charmés par les falaises blanches de la verdoyante Albion, embarquèrent sur les barques normandes et les drakkars vikings pour traverser la Manche.

Les gobelins fascinés par la vie en mer, s’attachèrent aux navires.

Les Frappeurs dans les mines d’étain des Cornouailles et du Devon indiquent les veines les plus riches en minerai en donnant des coups sur la roche, d’où leur nom. Tout en se montrant amicaux envers les mineurs, ils aiment bien les farces. Le Frappeur est un exhibitionniste, il n’aime rien tant que de provoquer les ouvriers en accomplissant d’horribles grimaces et des danses grotesques. Au travail sous terre le mineur doit laisser au Frappeur un fragment de son repas traditionnel, la galette, sinon la colère du petit être pourra lui porter malheur.

Les Kobolds sont le version germanique des Frappeurs ; ils ont moins serviables. Au contraire ils se montrent agaçant, voir malveillant, retardant le travail des mineurs et détruisant leurs oeuvres. Et pourtant, ils peuvent parfois se montrer étonnamment utiles.

Source : http://yuyo.free.fr/peuple/gobelins.htm